Samedi 14 janvier 2012 à 17:30
J'arrive pas à bosser.
En ce moment c'est un peu Kobé '95 dans ma tête, ça se bouscule, ça tremble, ça tourne, tellement que bien souvent j'en ai la nausée.
C'est ainsi que ce blog repartira - peut être-. Tout d'abord, je n'aime pas la tournure que ma vie à pris. Je bouge, j'ai des objectifs qui sont pour la plupart atteints/en voie d'être atteint, mais, je ne supporte plus de porter ce masque en permanence, celui de la fille heureuse, accomplie, épanouie, qui ne demande qu'à dégueuler sa haine derrière un sourire étincelant.
Je ne dors plus, je n'arrive plus à pleurer, je ne ris que sous l'effet de l'alcool.
J'ai mal partout, j'ai trop encaissé, j'ai trop gardé.
Allez vous faire foutre.
Mercredi 1er septembre 2010 à 22:14
Le jour où P est partie
Cette semaine là, c'était le bordel. Une semaine qu'elle était là, une semaine que j'allais plus. Mais tout ça pour moi, ça n'avait aucun rapport, parce que P était là, que j'aille bien ou non, je m'en foutais bien. P elle était un peu tout pour moi, je l'aimais du fond du coeur, c'était mon amie, ma béquille, mon modèle, celle qui avait toujours raison, celle qui avait une emprise totale sur moi, celle que je suivais dans toute ses conneries sans broncher. P me disait tout, et je la croyais. Je la croyais parce que ce qu'elle me disait, elle le savait de "source sure", je la croyais et je suivais ce qu'elle me dictait, sans vraiment me demander si c'était bon ou pas, si je le sentais ou non. Alcool, drogue et sexe à foison, de la débauche en veux-tu en voila, plans foireux, avec P j'étais celle qui était censé être morte depuis quelques années, j'étais celle que je haïssais au plus haut point.
Quand j'ai rencontré P, il y'avait quelque chose d'étrange chez elle. Je ne l'aimais pas forcément, mais un truc m'attirais chez elle. P c'était un peu un gros élément de ma relation avec A, elle était là le jour où le bouton s'est mit sur "on", elle était aussi là la veille du jour où le bouton est revenu sur "off", elle était pas forcément là quand j'ai pleuré, mais elle était là pour comprendre. Moi j'étais là pour la comprendre aussi, mais surtout pour chuter avec elle, chuter et nous enliser encore plus dans nos merdes.
Bref, ce jour là, y'avait un truc d'étrange chez elle, comme chez moi d'ailleurs. Je venais de me prouver par a+b que P avait tort, P s'était tromper dans son jugement, P était humaine après tout. Et P était froide avec moi, je cherchais son regard, qu'elle évitait comme la peste. Ce jour là, on a compris qu'un truc s'était cassé. Ce jour là P m'a dit qu'elle m'en voulait, et moi j'ai dit à P que je ne voulais plus la voir. Ce jour là, P m'a dit qu'on se séparait pour mieux se retrouver, mais moi, les promesses d'adieu, les sois disantes retrouvailles, j'y avais jamais cru. Tout ça c'étaient des bobards, j'étais pas dupe, et je l'avais jamais été. Mais ce jour là j'ai acquiescé, sans y croire, mais j'ai dit oui.
P n'était plus là, P avait eu tort, et moi, mine de rien, j'allais mieux.
Mardi 17 août 2010 à 4:29
Pendant longtemps j'en ai plus parlé, pendant pas mal de temps je m'étais calmée, puis y'a quelques semaines, j'sais pas vraiment pourquoi, le "truc" (que j'appelle aussi "le monstre" ou bien juste Anne et Béné, enchantée, faite comme ça vous chante), donc le truc s'est réveillé, et là c'est un peu du bouffage de parpaing en direct live.
'Fin bref, claire que j'ai jamais été très cool avec moi. Obligation de taffer à mort (oé bon heu hein), des notes parfaites, une culture parfaite, un corps parfait, toute les perspectives de perfections, im'les fallait. Maman m'a toujours dit d'être plus indulgente avec moi même, mais même encore aujourd'hui, j'en ai un peu rien à battre. Juste que j'ai jamais vraiment compris c'qui m'poussait à bosser pendant des nuits, à m'affamer, à engloutir des proportions énormes de bouffes pour ensuite aller vomir tout ça sous une douche froide et rester pendant une demi heure assise dans ma gerbe l'air complétement hébêtée. Ouais, j'ai jamais compris. D'autant plus qu'avec le temps, j'ai compris que les gens, en vrai, ils s'en callent de ta taille de slip, de tes notes à l'école et de ce qui te met le crâne en vrac. Mais j'ai continué quand même. En grandissant, j'ai eu droit aux "les hommes préfèrent les rondes", alors j'ai tenté de rester ronde, j'ai eu des amants, mais jamais très longtemps, puis j'ai encore rechuté. Et même que j'sais toujours pas pourquoi, même encore maintenant, je continue à vomir à gorge déployée, je continue à voir les rondeurs comme un truc écoeurant genre comme un truc bien pourri en décomposition, ou un truc trop gluant genre un blob, à voir le manque de reflection comme un signe de vulgarité et de bassesse.
Parler de tout ça c'est vraiment pas ma tasse de thé, à vrai dire je me fiche un peu. J'éspère juste qu'un jour, d'ici quelques mois, en relisant cette ébauche -que je ne relirais pas une fois finie- j'aurais droit au putain de flash qui fait "ha mais ouais t'es trop conne! c'est pour çaaaaaaaaa!". Et puis d'la merde, je retourne larver.
Mardi 10 août 2010 à 1:10
On me reproche souvent d'être une personne dépendante des autres, une personne qui aurait besoin de tenir une main pour pouvoir avancer correctement. Je ne pense pas, non, moi, j'ai peur de l'ennui. Une peur incommensurable.
Dimanche 25 juillet 2010 à 3:48
Elle sentait ses mains parcourir son corps, ses mains rugueuses dont les caresses se voulaient douces. Un haut le coeur la remua, mais elle continua de se laisser faire. Tout cela la dégoutait. Il releva la tête, la regarda langoureusement, l'embrassa avant de lui demander si ça aller, si elle était sure. Elle hocha la tête, sans cracher un seul mot. Il continua de visiter son corps un moment puis la saisit brusquement par les reins afin de la pénétrer, non violemment, mais brusquement. Elle sentit son visage, ainsi que tout son être, se crisper. Intense douleur. Sa verge serait rentrée comme dans du beurre si elle n'avait pas été aussi tétanisée. Ce n'était guère la première fois pourtant. Non. Elle s'adonnait souvent à ce genre de chose, elle donnait son corps à de parfaits inconnus. Ce corps, qu'elle chérissait plus que tout d'ailleurs. Elle n'en tirait aucun plaisir, juste un mépris, une haine grandissante envers ces hommes. Le plus souvent ils la respectaient, quelques fois même, ils l'aimaient. Elle ne se contentait que de les mépriser.
Elle resta un moment comme ça, sombrée dans une semi inconscience, un oubli de soi, quand un râle presque animale la tira de ces songes. Il venait de finir. Il étala sa masse poisseuse et haletante, elle suffoqua le temps d'une demi seconde sous son poids. L'odeur de sueur et de parfum bon marché lui donna la nausée. Elle lui trouva une ressemblance avec un boeuf et esquissa un sourire moqueur. Il roula sur le côté, s'affala sur l'oreiller et lui murmura un "C'était bon." à l'oreille. Ouais, tu parles, songea-t-elle. Il s'allume une cigarette, lui tends son paquet. Elle accepte, tout en se disant qu'il n'y a pas acte plus vulgaire et rabaissant. Une latte. La tête lui tourne. Elle éteint sa cigarette à peine entamée, se lève et d'un pas presque mécanique se dirige vers la sale de bain. Elle entre dans la douche sans même prendre le temps de se regarder dans le miroir, de toute façon elle n'aurait pas su. Un jet d'eau glaciale. Tombe à genoux. Vomit.